16 décembre 2016
Arachnéen
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Libellés : Monsieur Hermès et moi, Sports et divertissements
25 avril 2013
Bricoleur
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Libellés : Monsieur Hermès et moi
10 février 2013
Orchestral
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Libellés : Monsieur Hermès et moi
26 mai 2011
Chinois
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Libellés : Monsieur Hermès et moi
30 novembre 2009
Autoérotique
Alors, bon que faire pour préserver ce secret ? Trouver un magasin de lingerie fine et se mettre à la recherche d’un mono soutien-gorge, éviter le regard suspicieux d’une vendeuse commissionnée et retorse, inventer un stratagème, tout un art de l’esquive et de la dissimulation ; une vraie raison de vivre.
Publié par Philippe L à 30.11.09 1 commentaires
Libellés : Monsieur Hermès et moi
17 juillet 2009
Moyen-oriental
Publié par Philippe L à 17.7.09 2 commentaires
Libellés : Monsieur Hermès et moi, Solitude du lecteur de fond
8 décembre 2008
L'autre
Publié par Philippe L à 8.12.08 0 commentaires
Libellés : Monsieur Hermès et moi
25 novembre 2008
Primesautier
Monsieur Hermes n'aime ni la pluie ni le verglas, par contre, il voit sans déplaisir les feuilles tomber, il aime patauger dans la boue liquide une fois l'averse passée, il aime respirer l'odeur de chien mouillé des passants, l'odeur acre, presque une odeur d'urine,des feuilles amassées en tas sur le bord des trottoirs. Le dimanche quand il vient me voir Monsieur Hermes sent tout ça, le chien mouillé une vague et tenace odeur d'urée …C'est pourquoi parfois je le reçois avec mon manteau enroulé autour de ma tête. Je l'écoute et des fenêtres s'ouvrent dans ma tête.
Il y a des jours où je tourne franchement en rond ou je me donne l'impression de vivre autant de choses qu'un poisson rouge.
Dimanche dernier Monsieur Hermès n'est pas passé, quand il ne passe pas je m'imagine que je suis lui, toutes ces voix, toutes ces pensées ne sont pas les miennes, je suis monsieur Hermès, je ne suis plus rien, je ne sais rien, cette voix n'est pas la mienne, je ne le dirai pas, car je ne le saurai pas, peut-être que finalement, je suis Monsieur Hermès ?
J'ai écouté, j'ai tendu l'oreille, la vie continue, chaque jour la désagrégation des fibres émet un clapotis en moi, clapotis que j'ai de plus en plus de mal à percevoir. Je reste dans mes gonds, je n'en sortirai plus
Monsieur Hermès est venu. Ça allait, je m'étais oublié. Ce n'est pas vrai, ça allait, j'étais ailleurs dans une immobilité de pierre. Alors il est venu, … Il m'a montré son tibia couvert d'écorchures … la vieille voisine écoutait derrière la porte, j'ai ouvert la porte. Je l'ai assommée avec un pot de fleurs. Monsieur Hermès ennuyé est parti en clopinant de son tibia couvert de bleus et de cicatrices, la petite vieille au sol ressemblait à un lardon. Au commissariat je me suis endormi sur la chaise, la chaise aux pieds métallique vert comme avant, à l'école. Homicide volontaire, le policier portait des chaussures jaunes. Je me suis gratté le nombril, de la poussière dedans...
Je suis en éveil et j’ai peur de Monsieur Hermès. Le type du commissariat avec les grosses chaussures jaunes m’a posé des questions sur Monsieur Hermès, sur l’hôtel où il travaille, je ne sais rien, je n’ai pas de comptes à rendre …
Je suis libre à présent, relâché, le pot de fleurs est oublié. Je me suis jeté sur mon lit. J’entends le bruit de mon cœur sous mes os, le battement des veines sur mes tempes. J’ai soif, il fait chaud, je sens la sueur couler sur ma joue. J’ai peur et je suis calme. Monsieur hermès rode en moi. Je veux me souvenir du visage de Monsieur Hermès de l’expression trouble de son visage, mais je n’ai plus de souvenir, je n’ai qu’un souvenir erroné du visage de Monsieur Hermès, ce souvenir vague m’accable.
Alors finalement je ne suis plus rien, l’autre renonce à être moi, et cette musique tahitienne qui s’élève. Au-dessus de mon lit sur l’un des quatre murs de ma chambre jaune, il y a accroché ce tableau de Van Gogh , et la lumière dans la fenêtre là dans le tableau n’est plus celle d’Arles, mais celle de Tahiti . Gauguin est un autre Monsieur Hermès, et moi, car finalement je suis moi, je passe par la fenêtre…
Publié par Philippe L à 25.11.08 0 commentaires
Libellés : Monsieur Hermès et moi
16 juillet 2008
Puzzle
Je m’empresse de te signaler les « Fragments de Lichtenberg » de Pierre Senges qui me semble un ouvrage pour toi, et pour moi. Te sachant lichtenbergien plus qu’à ton tour, tu y trouveras de la matière à ton goût. Des aphorismes en confettis rassemblés dans un casse-tête mousseux. Le puzzle résolu et vu de loin formera devant tes yeux incrédules, un roman global à saveur encyclopédique ; dans le pas d’autres croquignolets et mirliflores scribouilleurs affiliés à la fédération internationale de puzzle : Robert Burton, Laurence Sterne, Jonathan Swift …
Bien à toi.
Publié par Philippe L à 16.7.08 0 commentaires
Libellés : Monsieur Hermès et moi
19 février 2008
L’autre renonce à être moi
...
Je n’irai plus voir l’autre puisqu’il faut que l’autre renonce à être moi. Je ne veux, et ne peux plus, en aucun cas, être son reflet dans un miroir fortuit. L’autre a beau inventer des mots, son esprit n’est plus que cendres retombées en corolles insalubres. Tout cela pourrait être un drame, un malheur pour le commun des mortels, jamais pour moi et encore moins pour lui, mon triste ami. D’ailleurs cet ami-là, si sombre soit-il, n’éprouve rien, il ne fait que subir le passage du temps et il n’a pas plus d’existence tangible que l’agrégat de poussière amassé sous le canapé topaze posé au centre de sa tanière claquemurée.
L’autre affirmait il y a peu et dans un éclair de fausse lucidité, je cite de mémoire : « ressentir plus que subir les choses. » La poussière ressent-elle les choses ? N’est-elle pas plutôt faite de l’imperceptible et continuelle désagrégation de ces fameuses choses, ne ressent-elle pas le souvenir, l’absence des choses ? Je pense que l’autre se trompe, je pense qu’il est obscurci par un esprit dévié et malade, Lui imperturbable, pense l’inverse. Un chargement bizarre, il me croit lui, il se croit moi et il me croit souffrant ; alors que je ne suis incontestablement, non souffrant, et formellement encore moins lui.
Je n’ai rien de la poussière et tout du concret aggloméré, je serai poussière plus tard… le plus tard possible. Tout cela tangue, inlassablement, vers le compliqué, le fatiguant… De toutes les façons, l’autre n’existe que pour lui-même, il m’oubliera vite tout comme je l’oublierai bientôt. L’autre restera pour moi un résidu, de la pluie noire dans la tête, et je ne serai plus rien pour lui, qu’un vague souvenir alanguit.
Sombre constat, je suis en l’occurrence, assez peu compassionnel avec un être qui ne réclame aucune compassion, mais c’est ainsi.
Un crachat en pleine face. Je déchire la page. La dernière page. Voilà la première :
Publié par Philippe L à 19.2.08 0 commentaires
Libellés : Monsieur Hermès et moi
1 février 2008
Monsieur Hermès et moi
Je voudrais me secouer de ce grand sommeil que ne connaît pas Monsieur Hermès, oh ! non pas pour atteindre une existence heureuse et lucide, non, mais plutôt pour faire un effort croissant et jamais confirmé par aucun résultat évident. Ce sera mon but, ce manque de résultat évident...
Monsieur Hermès n'est pas un homme d'intérieur, d'une certaine façon moi non plus. Je tends toujours à sortir de moi-même. J'aime me souvenir et la mémoire me conduit vers la réalité. Je me penche sur moi-même et je tire l'eau d'un puits vide qui se remplit si je me détourne de lui.
Je perçois ce bruit qui ne s'arrêtera plus, tout en accusant une curieuse variété, au profond d'une monotonie sans nom. Ce bruit d'une éternité, un trépignement confus, le bruit du monde, il y a des bruits autrement plus agréables.
Publié par Philippe L à 1.2.08 0 commentaires
Libellés : Monsieur Hermès et moi
