Je sacrifie huit orgasmes avec Shirley MacLaine pour être avec vous, c’est un problème.
4 août 2008
30 juillet 2008
Balai
Ps: ne cherchez pas dans la verdure
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29 juillet 2008
Silhouette
L'Ombre d'un doute - Alesund (Norvege)
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Libellés : Je suis photogénique
19 juillet 2008
Maçonnerie
Cette toile, en elle-même, est assez singulière pour Vermeer c’est son seul grand tableau de paysage alors qu’habituellement il privilégie les intérieurs peuplés de personnages souvent féminins, la Vue de Delft est d’une grande exactitude topographique, extraordinairement minutieuse dans les détails et hantée par une lumière admirable.
« Il mourut dans les circonstances suivantes : Une crise d’urémie assez légère était cause qu’on lui avait prescrit le repos. Mais un critique ayant écrit que dans la vue de Delft de Vermeer (prêté par le musé de La Haye pour une exposition hollandaise), tableau qu’il adorait et croyait connaître très bien, un petit pan de mur jaune (qu’il ne se rappelait pas) était si bien peint qu’il était, si on le regardait seul, comme une précieuse œuvre d’art chinoise, d’une beauté qui se suffirait à elle-même, Bergotte mangea quelques pommes de terre, sortit et entra à l’exposition. Dès les premières marches qu’il eut à gravir, il fut pris d’étourdissements ; Il passa devant plusieurs tableaux et eut l’impression de la sécheresse et de l’inutilité d’un art si factice, et qui ne valait pas les courants d’air et de soleil d’un palazzo de Venise, ou d’une simple maison au bord de la mer. Enfin il fut devant le Vermeer qu’il se rappelait plus éclatant, plus différent de tout ce qu’il connaissait, mais ou, grâce à l’article du critique, il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. Ses étourdissements augmentaient ; il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu’il veut saisir, au précieux petit pan de mur. « C’est ainsi que j’aurais du écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune. » Cependant la gravité de ses étourdissements ne lui échappait pas. Dans une céleste balance lui apparaissait, chargeant l’un des plateaux, sa propre vie, tandis que l’autre contenait le petit pan de mur si bien peint en jaune ; Il sentait qu’il avait imprudemment donné la première pour le second. « Je ne voudrais pourtant pas, se dit-il etre pour les journaux du soir le fait divers de cette exposition. » Il se répétait : « Petit pan de mur jaune avec un auvent, petit pan de mur jaune. » Cependant il s’abattit sur un canapé circulaire ; aussi brusquement il cessa de penser qe sa vie était en jeu et , revenant à l’optimisme, se dit : « c’est une simple indigestion que m’ont donnée ces pommes de terre pas assez cuites, ce n’est rien. » Un nouveau coup l’abattit, il roula sur le canapé par terre ou accoururent tous les visiteurs et gardiens. Il était mort. Mort à jamais ? Qui peut le dire ? »
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18 juillet 2008
Unijambiste
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16 juillet 2008
Rivages lichtenbergiens
Publié par Philippe L à 16.7.08 0 commentaires
Puzzle
Je m’empresse de te signaler les « Fragments de Lichtenberg » de Pierre Senges qui me semble un ouvrage pour toi, et pour moi. Te sachant lichtenbergien plus qu’à ton tour, tu y trouveras de la matière à ton goût. Des aphorismes en confettis rassemblés dans un casse-tête mousseux. Le puzzle résolu et vu de loin formera devant tes yeux incrédules, un roman global à saveur encyclopédique ; dans le pas d’autres croquignolets et mirliflores scribouilleurs affiliés à la fédération internationale de puzzle : Robert Burton, Laurence Sterne, Jonathan Swift …
Bien à toi.
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Libellés : Monsieur Hermès et moi
15 juillet 2008
Mortier
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11 juillet 2008
Apéritif
Les dimanches de Jean Dézert seul court roman de Jean De la Ville de Mirmont. Ami de l’enroué Mauriac. Mort jeune, 28 ans, nuque brisée, 14/18, une boucherie...
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8 juillet 2008
Goitre
Et comme par magie le goitre de s’épanouir.
Thaumaturgie du goitre et balladurisme triomphant. Prochainement nous aborderons flegmatiquement la péritonite, c’est une autre histoire.
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7 juillet 2008
Wimbledon
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Libellés : Sports et divertissements
6 juillet 2008
Alibi
Pour finir, il est évident, qu’aujourd’hui, nous ne parlerons pas de Pouchkine et de sa fameuse nonchalance à la veille de son duel fatal.
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2 juillet 2008
Unité
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Libellés : Mausolée intérieur
1 juillet 2008
Nada
- Au hasard, Balthazar tenez tenons Nada par ses maigres flancs !
Et bien même tenu par deux tordus en goguette , il n’y a toujours rien à jeter dans et de Nada ; c’est encore cette mince brochure truculente tout autant que sèche , pleine et vive, orgueilleusement assurée dans ses traits, croquignolette dans sa brutalité, bienheureusement misanthrope et finalement terriblement seventies dans le bon sens ; à savoir, sans moraline mais avec un minimum d’éthique et un extremum de baignoires crasseuses. Bien autre chose que le chatoyant alter lance pierres à catogan sponsorisé par les shampoings équitables.
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29 juin 2008
Nitescence
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Libellés : Mausolée intérieur
26 juin 2008
Fluide
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Libellés : Mausolée intérieur
24 juin 2008
Egyptien
Cette conversation en langue anglaise se déroulait dans un silence solennel.
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22 juin 2008
Constructivisme
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Libellés : Sports et divertissements
Songes
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Libellés : Mausolée intérieur
19 juin 2008
Cogito
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15 juin 2008
Clitoris
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Forézien
Publié par Philippe L à 15.6.08 0 commentaires
Libellés : Sports et divertissements
14 juin 2008
Baladodiffusion
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Libellés : Sports et divertissements
3 juin 2008
Bunker
L’ultime trou est le plus ardu.
Dans le sable d’un bunker je trépasserai,
Et tout le reste n’est qu’entertainment.
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1 juin 2008
Léxomil
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Libellés : Je chante
31 mai 2008
Paysageologie indoor
Vichy oublié je débarquais bientôt dans la jungle, non loin du bagne d’Albert Londres et je tombais sur des choses que l’on a le droit de trouver drôles et humaines… terriblement humaines :
« Hespel Isidore, dit Chacal, matricule 13.174, ancien camisard, vingt ans de bagne pour avoir lancé un bouton de pantalon à la tête d’un colonel, en Afrique. Ancien bourreau des îles du Salut pour le compte de l’Administration, présentement maintenu en cellule à cause d’un meurtre que j’ai commis sur la personne du transporté Lanoé, du 2ème peloton, qui voulut m’empoisonner et qui avait assassiné sa mère qui lui donna le jour ! »
Un peu plus tard, mi-déçu, je quittais le Bucarest de l'ambassadeur Morand, une face historique poussive, une face désinvolte aérienne, pour les rives de la Vltava, Prague et Utz le dernier ouvrage de Bruce Chatwin. Un roman, oui un roman, un vrai… Enfin, presque, c’est assez compliqué en fait.
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30 mai 2008
Diplomatie
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Lune
Un Raoul°Ponge bourré serait-il préférable à un Sting jogger et fluoré, je pose la question !?
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Libellés : Je chante
28 mai 2008
Sainte-Hélène
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26 mai 2008
Baptême
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24 mai 2008
Cannois
Etant le seul à hululer, ayant pleinement conscience de ce hululement unique et n'étant indisposé que par moi-meme je me suis donc permis de chercher la lumière (l’intelligence ?), la voilà
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23 mai 2008
Pizza
La pizza surgelée est le pire de l’homme non-civilisé, le reste n’est qu’épiphénomène
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20 mai 2008
Gabba Gabba Hey
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18 mai 2008
Football (Cahiers du)
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Veau
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15 mai 2008
Noblesse
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Rauschenberg
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14 mai 2008
Dasein
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13 mai 2008
Barbara
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9 mai 2008
Diplomatie
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3 mai 2008
Galliforme
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22 avril 2008
Dandy
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Unanimisme
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20 avril 2008
Yak
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House Music
Intuitivement, j’ai toujours su que la House Music n’était pas née à Chicago circa 1980 mais bien à Lyon, et oui Lyon, et ce à la même date ! N’y voyez pas une quelconque et malfaisante interprétation de l’histoire ; mais combien d’industrieux Warehouse contre un Palais d’Hiver, unique, lugubre, sinistre et inquiétant ?
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17 avril 2008
Oiseau
Il y a un désespoir étrange à se voir ainsi réduit peu à peu à l’état d’arôme d'anthropopithèque fluctuant dans un monde d’âmes concernées. En tous les cas l’autre nous est hostile, et même l’oiseau.
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14 avril 2008
Pliure
Jusqu’au bout des seins je suis un fils de la pliure seventies-eighties. J’ai toujours trouvé suspects les « grands », leur couple barbe-pataugas et leur lourdeur non pataphysique.
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11 avril 2008
Prolepse
Le saviez vous ? En rhétorique la prolepse est un procédé sournois par laquelle on prévient une réponse en la réfutant d'avance. Par exemple, « Cela serait trop long à expliquer. »
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10 avril 2008
Cricket
Publié par Philippe L à 10.4.08 0 commentaires
Moustache
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4 avril 2008
Body art
Chez l’aborigène austral, après la circoncision, l’usage est de pratiquer la subincision qui, comme chacun sait, consiste à peler l’urètre comme une simple banane puis, ensuite, à l’écorcher avec un couteau de pierre. La coutume est rude, il y a très peu de convertis tardifs. L’échange des cordons ombilicaux desséchés se fait, lui, un peu plus tard, le soir, une fois le soleil couché.
Plus prés de chez nous en Afrique, le jeune chasseur, aussitôt sa première antilope tuée, doit s’accoupler avec elle. Plus tard devenu chef pygmée il devra savoir accommoder le missionnaire, puisque dans un pays sans sel, il faut savoir prendre le sel où il se trouve.. dans le sang.
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13 mars 2008
Zéphyr
Une suave nostalgie déjà au coin du cœur je venais d’abandonner les Enfantines de Valery Larbaud pour les brumes autrement plus rêches de Samuel Butler et de son Ainsi va toute chair. L’un étant traduit par l’autre… blabla...
Et bien sachez que, le Butler terminé, la nostalgie suave ou non, se voit dans le présent bien vérifiable qui nous importe, multipliée par deux. Si le Larbaud n’était que pur délice et zéphyr sur la nuque un soir d’été, le Butler lui est un vrai chef-d’œuvre global et , ce qui n’est pas peu, un vrai grand livre émouvant. Je n’aurais en aucun cas la force et le courage de vous en dire plus, lisez-le…
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11 mars 2008
Lymphatisme
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10 mars 2008
Sacrilège
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8 mars 2008
Name dropping n°1
Alexandre Vialatte - Chroniques de la Montagne
André Suares - Voyage du condottière
Antonin Artaud - Oeuvres complète, tome XXVI
Arthur Schnitzler - Une jeunesse viennoise
Bernard Noel - Le chateau de Cène
Blaise Cendrars - La main coupée
Bruce Chatwin - En Patagonie
Bruno Schulz - Les boutiques de cannelle
Carson Mc Cullers - Le coeur est un chasseur solitaire
CF Ramuz - La Grande Peur dans la Montagne
Claude Lévi-Strauss - Tristes tropiques
DAF Marquis de Sade - Justine
Daniel Defoe - Robinson Crusoé
Dino Buzzati - Le desert des tartares
Elie Faure - Histoire de l'art
Emmanuel Bove - Armand
Ernest Hemingway - Au delà du fleuve et sous les arbres
Ernst Junger - Orages d'acier
Evelyn Waugh - Retour à Brideshead
F Scott Fitzgerald - Tendre est la nuit
Fernando Pessoa - Le livre de l'intranquilité
Francis Ponge - Le parti pris des choses
François-René de Chateaubriand - Mémoires d'outre tombe
Franz Kafka - Le château
Friedrich Hölderlin - Odes, Elégies, Hymnes
Friedrich Nietzsche - Ainsi parlait Zarathoustra
Gaston Bachelard - L'air et les songes
Georges Bataille - Le bleu du ciel
Georges Hyvernaud - La peau et les os
Georges Perec -W ou le souvenir d'enfance
Georges Perros - Papiers collés
Gérard de Nerval - Aurelia
Graham Green - Rocher de Brighton
Groucho Marx - Mémoires capitales
Guy Debord - In girum imus nocte et consumimur igni
Henri Calet - Peau d'ours
Henri Thomas- Le précepteur
Henry Michaux - L'espace du dedans
Henry Miller- Tropique du cancer
Herman Hesse - Demian
Hugo von Hofmannsthal - l'homme difficile
Ivan Tourgueniev - Premier amour
J.K. Huysmans - A rebours
Jack Kerouac - Sur la route
Jacques Lacarrière - L'été grec
Jacques Perret - Le caporal épinglé
James Joyce - Ulysse
JD Salinger - L'Attrape-coeurs
Jean Cocteau - Journal d'un inconnu
Jean Genet - Journal du voleur
Jean René Huguenin - Journal
John Cowper Powys - Les enchantements de Glastonbury
John Kennedy O Toole - La conjuration des imbéciles
Jorge Luis Borges - Le livre de sable
Joseph Conrad - Typhon
JP Sartre - Les mots
Jules Renard - Journal
Julien Green - Jeunes années
Lautréamont - Les chants de Maldoror
Lawrence Durrell - Le quatuor d'Alexandrie
Léon-Paul Fargue - Le Piéton de Paris
Lewis Carroll - Alice
LF Céline - Voyage au bout de la nuit
Louis Calaferte - Septentrion
Louis Hémon - Monsieur Ripois et la Némésis
Malcolm Lowry - Au dessus du volcan
Marcel Aymé - Le passe muraille
Marcel Proust - A la recherche du temps perdu
Marcel Schwob - Vies Imaginaires
Marivaux - Le Jeu de l'amour et du hasard
Michel Butor - Degrés
Michel Leiris - L'âge d'homme
Mikhail Boulgakov - Le maitre et la marguerite
Milan Kundera - La plaisanterie
Nicolas Bouvier - Oeuvres
Paul Gadenne - Siloé
Peter Loughran - Londres-Express
Philip Roth - Portnoy et son complexe
Philippe Sollers - Paradis
Pierre Drieu La Rochelle - Le feu follet
Primo Levi - Si c'est un homme
Rainer Maria Rilke - Les Cahiers de Malte Laurids Brigge
Raymond Carver - Tais-toi je t'en prie
Raymond Guérin - Quand vient la fin. Après la fin
Raymond Queneau - Le chiendent
Raymond Roussel - Impression d'Afrique
Richard Brautigan - Retombées de sombrero
Robert Musil - L'homme sans qualités
Robert Walser - Les enfants Tanner
Roland Barthes - Mythologies
Samuel Beckett - Molloy
Stefan Zweig - Oeuvres et nouvelles
Stendhal - Le rouge et le noir
Stig Dagerman - L'enfant brulé
Thomas Bernhard - Perturbations
Thomas Mann - La montagne magique
Valery Larbaud - A.O. Barnabooth
Vivant Denon - Point de lendemain
Vladimir Nabokov - Lolita
William Faulkner - Sanctuaire
Witold Gombrowicz - Ferdydurke
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Sudoripare
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7 mars 2008
Fact 44
La vie est atmosphérique, j’écraserais bien une balle de tennis.
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3 mars 2008
8 x 6
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Libellés : Rainette Gluante
1 mars 2008
Nyctalope
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29 février 2008
Dérailleur
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Libellés : Rainette Gluante
28 février 2008
Grande tristesse de l’ensemble
Klaus Mann
Les racines ? Non-merci je préfère les branches ! Oui Rilke, les anges, la cime des arbres. Ce faîte là, les branches, les frondaisons, ces racines buvant le ciel. Il n’y a pas d’autres racines possibles. Pas les tristes tubercules de Maurice Barrès.. Pas de glaise, d’humus gras et de limon national… Il y a Rilke, Rilke et Bachelard, Bachelard et Baudelaire, l’air et les songes, les nuages, les merveilleux nuages. Il faut aimer les nuages et il faut aimer les étrangers qui les regardent passer. Il faut savoir contempler le ciel à travers les branches et ne pas trébucher dans d’hypothétiques racines…
Les racines ? Les branches ! Un jour de juin 1938 une tornade incongrue s’abat sur Paris ; elle fait deux morts : un quidam incertain, trépassé au bois de Vincennes, et devant le théâtre Marigny ; un passant assassiné par la branche maîtresse d’un arbre de belle taille. Triste concordance avec notre sujet, le passant était Ödön von Horváth romancier et dramaturge mittleuropa réfugié à Paris à l'abri des sinistres païens à flambeaux teutoniques. Ödön von Horváth qui devait quitter Paris le lendemain pour l’Amérique. Voilà qu’en sortant du Fouquet’s, une tornade, une branche et derechef un nouveau membre de la vaste communauté des trépassés. Curieux destin, moins tragique que celui de Stefan Zweig ou Walter Benjamin défunts plus sombres, car conscients de leur trépas, eux... Néanmoins circonstances curieuses et somme toute grande tristesse de l’ensemble.
« Je n’ai pas de pays natal et, bien entendu, je n’en souffre aucunement. Je me réjouis au contraire de ce manque d’enracinement car il me libère d’une sentimentalité inutile... » Pour paraphraser et synthétiser le bienheureux Bernard Frank : « avec un ton pareil, c’était l’Amérique, la branche d’arbre ou les camps. »
Publié par Philippe L à 28.2.08 0 commentaires
27 février 2008
Cacochyme
Le cacochyme est de saison, il se portera pour toute raison et sans ourlet.
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26 février 2008
Drôle d’écho (2)
« Je m’attriste davantage de ceux qui rêvent le probable, le proche et le légitime, que de ceux qui se perdent en rêverie sur le lointain et l’étrange »
alors que chez Nietzsche :
« Est-ce que je vous conseille l'amour du prochain? Plutôt encore je vous conseillerais la fuite du prochain et l'amour du lointain ! »
Bizarre réverbération entre deux heureux timbrés notoires? Pas tant que ça…
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24 février 2008
Paresseux
Publié par Philippe L à 24.2.08 0 commentaires
22 février 2008
Seconde main
Publié par Philippe L à 22.2.08 0 commentaires
20 février 2008
Gastronomique
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19 février 2008
L’autre renonce à être moi
...
Je n’irai plus voir l’autre puisqu’il faut que l’autre renonce à être moi. Je ne veux, et ne peux plus, en aucun cas, être son reflet dans un miroir fortuit. L’autre a beau inventer des mots, son esprit n’est plus que cendres retombées en corolles insalubres. Tout cela pourrait être un drame, un malheur pour le commun des mortels, jamais pour moi et encore moins pour lui, mon triste ami. D’ailleurs cet ami-là, si sombre soit-il, n’éprouve rien, il ne fait que subir le passage du temps et il n’a pas plus d’existence tangible que l’agrégat de poussière amassé sous le canapé topaze posé au centre de sa tanière claquemurée.
L’autre affirmait il y a peu et dans un éclair de fausse lucidité, je cite de mémoire : « ressentir plus que subir les choses. » La poussière ressent-elle les choses ? N’est-elle pas plutôt faite de l’imperceptible et continuelle désagrégation de ces fameuses choses, ne ressent-elle pas le souvenir, l’absence des choses ? Je pense que l’autre se trompe, je pense qu’il est obscurci par un esprit dévié et malade, Lui imperturbable, pense l’inverse. Un chargement bizarre, il me croit lui, il se croit moi et il me croit souffrant ; alors que je ne suis incontestablement, non souffrant, et formellement encore moins lui.
Je n’ai rien de la poussière et tout du concret aggloméré, je serai poussière plus tard… le plus tard possible. Tout cela tangue, inlassablement, vers le compliqué, le fatiguant… De toutes les façons, l’autre n’existe que pour lui-même, il m’oubliera vite tout comme je l’oublierai bientôt. L’autre restera pour moi un résidu, de la pluie noire dans la tête, et je ne serai plus rien pour lui, qu’un vague souvenir alanguit.
Sombre constat, je suis en l’occurrence, assez peu compassionnel avec un être qui ne réclame aucune compassion, mais c’est ainsi.
Un crachat en pleine face. Je déchire la page. La dernière page. Voilà la première :
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Libellés : Monsieur Hermès et moi
18 février 2008
Nouveau roman
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17 février 2008
LSD 25
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16 février 2008
14 février 2008
Solex
Publié par Philippe L à 14.2.08 0 commentaires
12 février 2008
Bavière
Publié par Philippe L à 12.2.08 0 commentaires
11 février 2008
Guy Môquet
1: le comité réglementaire du football interdira de tremper tout Guy Môquet dans un café qui ne remplisse pas au moins une demi -c'est à dire trois quart- de tasse . Ceci préviendra toute vélléité de tatonnement.
2: Toute personne en relation avec le théâtre, soit accessoirement (...) soit comme acteur (...)
3: Mes deux petits garçons ne lanceront pas d'avions en papier dans l'oeil de leur Papa, ni plus haut que la tempe.
4: J'oublie cette clause.
5: Je me souviens de cette clause, mais je préfére l'avoir oubliée
6: Toute personne nommée Cheeky ne sera pas admise dans la compétition
(...)
Dans tous les cas il faut absolument faire quelque chose au sujet du Guy Môquet (...)
Publié par Philippe L à 11.2.08 0 commentaires
Saône-et-Loire
Publié par Philippe L à 11.2.08 0 commentaires
10 février 2008
Cacographe
Enfin, rien n’est moins sur, l’écriture, le plus souvent, ne fleurit pas seulement d’un quelconque frottement rêche avec le réel, du respect envers les règles en vigueur non plus ; elle fleurit de multiples attouchements entre divers éléments et souvent parmi ceux-ci du contact essentiel avec la parole, sans ce contact-là les mots se dessèchent comme la fleur sans eau. Voilà pourquoi même si Flaubert est souvent invraisemblable, et oscillant vers l’erreur, il n’est jamais asséché… tari et penaud dans ses mots, car il se relit en s’oubliant, le bougre !
En conséquence, comme le self séquestré normand relisons-nous sans cesse, cela fera toujours un lecteur, et n’oublions pas d’oublier la couleur des yeux d’Emma, cela va sans dire.
Publié par Philippe L à 10.2.08 0 commentaires
Libellés : Solitude du lecteur de fond
9 février 2008
Court traité du zzzzzzz
On notera une utilisation bienvenue de la majuscule chez les plus espiègles, narquois et juvéniles disciples du zzzzzzz, le sommeil tombe plus vite à cet age.
Il est évident que devant l’adversité le zzzzzzz peut se faire plus petit voire disparaître, il sait également comme le Lézard s’adapter aux circonstances. D’ailleurs dorénavant il n’apparaîtra plus que sous la forme sublimée ressuscitée de biiiiiiiiiip notre grand homme des sciences sociales...
Publié par Philippe L à 9.2.08 0 commentaires
8 février 2008
Païens à flambeaux
Tout cela, en fait, était pour le moins intrigant ! Légèrement perturbant (Mon Dieu étais-je un identitaire s’ignorant ?) D’un autre coté chez les païens à flambeaux (le païen à flambeaux est souvent ridicule, sous la pluie, au petit matin après un sacrifice.) qui m’adoubaient, il y avait un lien sur une chose de Baudrillard, alors que Baudrillard, paix à son âme, n’a jamais été autre chose qu’un idolâtre à candélabres inversés… Je serais plutôt pour ma part sur le même chandelier, un identitaire qui n’a de similitude qu’avec lui-même, l’identité me paraissant une chose terriblement sotte en dehors des quincailleries auvergnates brumeuses (je suis une sorte de quincaillerie auvergnate brumeuse.) Si je devais reconnaître quelque chose de moi-même ce serait chez Franz Kafka, Robert Walser ou Fernando Pessoa étranges disparus aux identités pas très définies… et en tous les cas des types flottants autour de quoi ? on cherche encore….
Donc rassurez vous je n’ai rien à voir ni à entendre de ces fétichistes se flagellants avec leurs supposées racines. Je préfère les frondaisons (Vues des Anges, les cimes des arbres peut-être sont des racines, buvant les cieux...) Peut-être aussi que ces quidams à lumignons là n’avaient, et n'ont, me concernant, que mauvais goût… et en tout…
PS : Le lien est toujours là, je suis si peu velléitaire, ils m’aiment, qu’ils m’aiment, je ne les aime pas.
Publié par Philippe L à 8.2.08 0 commentaires
Plombée-plombante
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7 février 2008
Publié par Philippe L à 7.2.08 0 commentaires
Nobel
Publié par Philippe L à 7.2.08 0 commentaires
5 février 2008
Monsieur l'Ambassadeur
«...Il y a quelqu’un qui m’a enfoncé les doigts aussi loin qu’il peut dans la bouche et je vomis. De temps en temps il vient des morceaux d’homme de lettres : que voulez-vous que j’y fasse ? Et cette poussée, cette acclamation torrentielle de temps en temps, cette vocifération, ça va tout seul, en ordre, en désordre, comme une armée qui remplit le ciel et la terre... Explosion. Une série d’explosions quelquefois ! »
Publié par Philippe L à 5.2.08 0 commentaires
4 février 2008
Théière
Publié par Philippe L à 4.2.08 6 commentaires
Cocktail
« Cher Monde, je te quitte parce que je m’ennuie. Je te laisse avec tes soucis. Bonne chance »
Publié par Philippe L à 4.2.08 0 commentaires
3 février 2008
Menton
Beigbeider n’est pas Jardin, il est parfois drôle. Néanmoins je n’irais pas jusqu’à le lire...
Un homme avec un si grand menton, avec un frère si bien peigné - on n’est jamais responsable de son physique - pour le bedon, certes oui, mais pour le menton assurément non ; à moins de le raboter, chose qui coûte douleur et agacement chez l’aplani de la galoche tout frais du jour. On n’est pas responsable de sa famille non plus... enfin pas si sur, c’est assez compliqué en fait… voyez Jardin par exemple, (que ce bon Chevillard dégoupillait), et bien ce Jardin là c’est son fond de commerce à lui les histoires de familles, enfin c’est ce qu’on m’a dit, jamais lu une ligne de cet enroué perpétuel lancé par une baleine. Pour en revenir au menton, pour adhérer au menton avec la conviction du soudeur, loin des plages de galets où de sombres cacochymes en fin de vie stagnent dans un microclimat propice à l’épanouissement de leur futur trépas, pour en revenir vraiment au menton, et avant de prendre au soleil une retraite bien méritée : réécoutez « Teenage Kicks » .
Ah ! Oui c’est vrai j'adjure comme un diacre célibataire et tatillon, je l’ai déjà lu Beigbeider !
Publié par Philippe L à 3.2.08 0 commentaires
2 février 2008
Culinaire
Publié par Philippe L à 2.2.08 0 commentaires
1 février 2008
Tocsin
Le livre, terminé est placide posé là sur le cœur, avec ses phrases qui déjà sonnent le tocsin de la nostalgie.
Pourquoi le Grand Meaulnes alors qu’il y a Fermina Marquez autrement fluide, senti et subtil ?
Et pourquoi pas non plus les Fruits du Congo autrement brumeux, mystérieux, tendres et auvergnats ? Je pose la question.
Publié par Philippe L à 1.2.08 0 commentaires
Monsieur Hermès et moi
Je voudrais me secouer de ce grand sommeil que ne connaît pas Monsieur Hermès, oh ! non pas pour atteindre une existence heureuse et lucide, non, mais plutôt pour faire un effort croissant et jamais confirmé par aucun résultat évident. Ce sera mon but, ce manque de résultat évident...
Monsieur Hermès n'est pas un homme d'intérieur, d'une certaine façon moi non plus. Je tends toujours à sortir de moi-même. J'aime me souvenir et la mémoire me conduit vers la réalité. Je me penche sur moi-même et je tire l'eau d'un puits vide qui se remplit si je me détourne de lui.
Je perçois ce bruit qui ne s'arrêtera plus, tout en accusant une curieuse variété, au profond d'une monotonie sans nom. Ce bruit d'une éternité, un trépignement confus, le bruit du monde, il y a des bruits autrement plus agréables.
Publié par Philippe L à 1.2.08 0 commentaires
Libellés : Monsieur Hermès et moi
31 janvier 2008
Campbell soup

Les condiments, le beach boy noyé et le quart d’heure warholien - Près de Lyon (France)
Publié par Philippe L à 31.1.08 0 commentaires
29 janvier 2008
Méliès
Je ne trouve plus dans le cinéma ce que je trouve entre les lignes, le cinéma était quelque part dans la communion, voir un lieu à minimum d’accord … une pratique peut-être pas assez solitaire et comme j’ai déjà du mal à faire avec moi-même, comme il faut que je tente de faire avec moi-même avant de faire avec les autres, le cinéma est devenu quelque chose de loin et d’assurément distant, j’essaye de me retrouver entre les lignes.
Publié par Philippe L à 29.1.08 0 commentaires
Libellés : Rainette Gluante
28 janvier 2008
Drôle d’écho
alors que chez Ramuz :
Publié par Philippe L à 28.1.08 1 commentaires
27 janvier 2008
Rohypnol
Ce qui nous donne donc : Guy Debord citant Dante citant Virgile, Michel Tabachnik, les lunettes Vuarnet, le rohypnol, le massif du Vercors, un palindrome absent, la fondation de la nouvelle Troie par Énée, et le hoola-hop...
Publié par Philippe L à 27.1.08 0 commentaires
26 janvier 2008
Voilà
Je suis contre les choses occasionnellement molles qui précédent et suivent les entractes.
Publié par Philippe L à 26.1.08 0 commentaires
25 janvier 2008
Une rainette gluante
Comment peut-on encore aimer cette chose molle, informe, visqueuse et dégueulasse ? Ce vieux truc art global. Une rainette gluante qui se suppose plus grosse que le bœuf et n’est pourtant rien en dehors des baraques de foires. Le cinéma est vraiment une sale chose. Tenez-vous le pour dit. Enfin là où il y a du mystère et du sommeil éventuel à prendre, il y a encore un peu. Chez Tourneur fils oui, chez les autres (ouvrez la liste) souvent rien. Peut-être chez Borzage.
Publié par Philippe L à 25.1.08 0 commentaires
Libellés : Rainette Gluante
5 décembre 2007
Footing
Publié par Philippe L à 5.12.07 0 commentaires
4 octobre 2005
Au-dessous de la ligne
Publié par Philippe L à 4.10.05 0 commentaires
31 janvier 1988
Ma douce petite péteuse
2 décembre 1909
44 Fontenoy Street, Dublin.
Ma chérie. Je devrais commencer par te demander pardon, peut-être, pour la lettre extraordinaire que je t'ai écrite hier soir. Tandis que je l'écrivais, ta lettre était devant moi et mes yeux étaient fixés, comme ils le sont maintenant encore, sur un certain mot. Il y a quelque chose d'obscène et de lubrique dans l'aspect même des lettres. Sa sonorité aussi est pareille à l'acte lui-même, bref, brutal, irrésistible et satanique.
Chérie, ne t'offense pas de ce que je t'ai écrit. Tu me remercies du beau nom que je t'ai donné. Oui, ma chérie, c'est un beau nom: "Ma belle fleur sauvage des haies ! Ma fleur bleu-nuit innondée de pluie !" Tu vois que je suis encore un peu poète. Je te donne aussi un très joli livre en cadeau : et c'est le cadeau d'un poète à la femme qu'il aime. MAIS, tout à côté et à l'intérieur de cet amour spirituel que j'ai pour toi, existe aussi un désir sauvage, bestial, de chaque pouce de ton corps, de chacune de ses parties secrètes et honteuses, de chacune de ses odeurs et de ses actions. Mon amour pour toi me permet de prier l'esprit de la beauté et de la tendresse éternelles reflété dans tes yeux ou de te jeter sous moi sur ce ventre que tu as si doux et de te baiser par derrière, comme un porc besognant une truie, me faisant gloire de la sueur empuantie qui monte de ton cul, de la honte étalée que proclament ta robe troussée et tes culottes blanches de petite fille, et de la confusion que disent assez tes joues brûlantes et tes cheveux en bataille.
Il me permet d'éclater en sanglots de pitié et d'amour pour une parole à peine, de trembler d'amour pour toi en entendant tel accord ou telle cadence musicale, ou bien d'être couché avec toi tête-bêche, sentant tes doigts me caresser et me chatouiller les couilles ou fichés en moi par derrière, et tes lèvres chaudes suçant ma bite, tandis que ma tête est coincée entre tes grosses cuisses, mes mains serrant les coussins ronds de ton cul et ma langue léchant avidement dans ton con rouge et dru. Je t'ai appris à presque te pâmer en écoutant ma voix chanter ou murmurer à ton âme la passion, la peine et le mystère de la vie, et en même temps je t'ai appris à me faire des signes orduriers des lèvres et de la langue, à me provoquer par des attouchements et des bruits obscènes, et même à accomplir en ma présence l'acte corporel le plus honteux et le plus dégoûtant. Tu te souviens du jour où tu as relevé tes vêtements et m'a laissé me coucher au-dessous de toi pour te regarder en pleine action ? Tu eus honte alors de croiser seulement mon regard.
Tu es à moi, ma chérie, à moi ! Je t'aime. Tout ce que je viens d'écrire, c'est quelques instants seulement de folie bestiale. La dernière goutte de semence vient à peine de gicler dans ton con, que cette folie a pris fin, et mon amour sincère pour toi, l'amour de mes poèmes, l'amour de mes yeux pour tes yeux étranges et tentateurs, vient souffler sur mon âme comme un vent d'épices. Ma bite est encore chaude, raide, tremblante de la dernière poussée brutale qu'elle t'a donnée, que l'on entend une hymne légère monter des sombres cloîtres de mon cœur, chantant mon adoration tendre et pitoyable.
Nora ma chérie fidèle, ma petite canaille d'écolière aux yeux doux, sois ma putain, ma maîtresse, autant qu'il te plaira (ma petite maîtresse branleuse ! ma petite putain à baiser !) tu es toujours ma splendide fleur sauvage des haies, ma fleur bleu-nuit innondée de pluie.
Jim.
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Ma douce petite pute Nora
J'ai fait comme tu me disais, ma sale petite fille, et je me suis branlé deux fois en lisant ta lettre. Je suis ravi de voir que tu aimes être foutue par le cul. Oui, maintenant je peux me rappeler cette nuit où je t'ai foutue si longtemps par derrière. Chérie, ça a été la baise la plus dégueulasse que je t'ai jamais faite. Ma pine est restée plantée dans toi pendant des heures, te foutant et te refoutant par en dessous ta croupe redressée. Je sentais tes grosses fesses grasses en sueur sous mon ventre et je voyais ta face enfiévrée et tes yeux fous. A chaque coup de queue que je te donnais ta langue impudique jaillissait d'entre tes lèvres et si je t'en donnais un coup plus fort plus profond que d'habitude des pets bien gras bien sales sortaient en crachotant de ton derrière. Tu avais un cul plein de pets cette nuit-là, chérie, et je te les sortais en te foutant, des bons gros copains bien gras, des longs venteux, des petits craquants gai rapide et tout un tas de petits minuscules polissons de pets qui se terminaient en une coulée jaillissant de ton trou. C'est merveilleux de foutre une femme qui a des pets quand chaque coup de queue les fait sortir un par un. Je crois que je reconnaîtrais n'importe où un pet de Nora. Je crois que je pourrais repérer le sien dans une salle pleine de femmes péteuses. C'est un bruit plutôt fillette pas le pet mouillé lâche que j'imagine chez les femmes grasses. Il est soudain et sec et sale comme celui qu'une petite fille effrontée décocherait la même nuit pour rire dans un dortoir. J'espère que Nora me décochera sans fin ses pets dans la face pour que je puisse aussi connaître leur parfum.
Tu dis que quand je reviendrai tu me suceras et tu veux que je te lèche le con, petite salope dépravée. J'espère qu'une fois tu me surprendras quand je dors et que je suis habillé, que tu t'approcheras furtive avec l'ardeur d'une putain dans tes yeux ensommeillés, et tu me déboutonneras doucement bouton après bouton la braguette de mon pantalon et doucement tu y prendras le gros mickey de ton amant, et que tu l'avaleras de ta bouche humide et que tu le suceras encore et encore jusqu'à ce qu'il devienne plus gros et plus raide et qu'il te décharge dans la bouche. Moi aussi une fois je te surprendrai endormie, je te remonterai les jupes et j'ouvrirai doucement ta culotte brûlante, puis je m'étendrai doucement à côté de toi et je commencerai à lécher paresseusement tout autour de ta fourrure. Tu commenceras à te remuer et à t'agiter alors je lécherai les lèvres du con de ma chérie. Tu commenceras à gémir et grogner et soupirer et péter de joie dans ton sommeil. Alors je lécherai plus vite et plus vite comme un chien vorace jusqu'à ce que ton con soit une masse de bave et que ton corps se torde sauvagement.
Bonne nuit, ma petite Nora péteuse, mon dégoûtant petit oiseau fouteur. Il y a un mot charmant, chérie, que tu as souligné pour que je me branle mieux. Ecris-moi plus sur ça et toi, avec douceur, plus sale, PLUS SALE.
Jim.
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9 décembre 1909
44 Fontenoy Street, Dublin.
Mon doux vilain petit oiseau fouteur,
Voici un autre billet pour acheter de jolies culottes ou des bas ou des jarretières. Achète des culottes de putain, mon amour, et ne manque pas d'en asperger les jambes avec quelque parfum délicat et aussi de les décolorer juste un petit peu derrière.
Tu sembles anxieuse de savoir comment j'ai accueilli ta lettre que tu dis pire que la mienne. Comment ça pire que la mienne, mon amour ? Oui, elle est pire en un endroit ou deux. Je pense à l'endroit où tu dis ce que tu feras avec ta langue (je ne pense pas au fait que tu suceras) et à ce mot charmant que tu écrit si gros et que tu soulignes, petite salope. C'est excitant d'entendre ce mot (et un ou deux autres que tu n'as pas écrits) sur les lèvres d'une fille. Mais je souhaite que tu parles de toi et non de moi. Ecris-moi une longue longue lettre, pleine de ça et d'autres choses, sur toi, ma chérie. Tu sais maintenant comment me faire bander. Dis-moi les plus petites choses sur toi pour autant qu'elles sont obscènes et secrètes et dégoûtantes. N'écris rien d'autre. Que chaque phrase soit pleine de sons et de mots sales. Ils sont tous également charmants à entendre et à voir sur le papier mais les plus sales sont les plus beaux.
Les deux parties de ton corps qui font des choses sales sont pour moi les plus charmantes. Je préfère ton cul, chérie, à tes nichons parce qu'il fait une chose tellement sale. J'aime ton con non tant parce que c'est la partie que je baise que parce qu'il fait une autre chose sale. Je pourrais rester couché en me paluchant toute la journée rien qu'à regarder le mot divin que tu as écrit et la chose que tu as dit que tu me ferais avec ta langue. Je voudrais pouvoir entendre tes lèvres bredouiller ces mots orduriers divinement excitants, voir ta bouche faire des sons et des bruits sales, sentir ton corps se tordre sous moi, entendre et sentir les gras sales pets fillette qui jaillissent pop pop de ton joli nu popotin fillette et foutre foutre foutre foutre à jamais le con de mon vilain brûlant petit oiseau fouteur.
Je suis heureux maintenant, parce que ma petite putain me dit qu'elle veut que je ramone son cul et qu'elle veut que je foute sa bouche et qu'elle veut me déboutonner et me sortir mon mickey et le sucer comme un téton. Plus et plus sale que ce qu'elle veut me faire, ma petite fouteuse nue, ma vilaine branleuse qui se tortille, ma douce petite péteuse.
Bonne nuit, ma petite connie je vais me coucher et me branler jusqu'à ce que je décharge. Ecris plus et plus sale, chérie. Chatouille-toi ton petit machin pendant que tu écris pour que tu dises pire et pire encore. Ecris les mots sales en gros et souligne-les et baise-les et tiens-les un moment contre ton doux con brûlant, chérie, et remonte aussi ta robe un moment et tiens-les sous ton cher petit popotin péteur. Fais plus si tu veux et envoie-moi alors la lettre, mon oiseau fouteur chéri au cul brun.
Jim.
(publiées dans Tel Quel n. 83)
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6 février 1987
Militaire
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