18 février 2026
15 février 2026
Stratopétrose
(n.f.) : Strates de pensées fossilisées.
Publié par Philippe L à 15.2.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
14 février 2026
De la civilisation
Chez l'homme dit civilisé, la forme de la raison prend toujours le pas sur les réalités organiques ; c'est bien pourquoi il étouffe les effets de sa physiologie dans une sorte d'aérostasie morale où le lâcher-prise n'a pas vraiment de place.
Publié par Philippe L à 14.2.26 0 commentaires
Libellés : Essai
13 février 2026
Du foucaldisme
Voilà un homme, Foucault, qui aura toujours préféré avoir raison contre les faits, plutôt que tort avec la réalité. En somme, on peut penser grossièrement – nous sommes grossiers, pas très fins – que Foucault était une sorte de poseur ébloui par sa propre vision du monde, une vision irrémédiablement esthétique. Voilà qui explique certainement son aveuglement sur l’Iran et sur bien d’autres choses encore… Il ne voyait que les éclats d’une beauté purement gestuelle s’attaquant aux pouvoirs, sans voir le reste, la masse du reste, qui n'est pas de la beauté, mais le réel. Or si les gestes s'attaquant au pouvoir sont parfois beaux, le réel est lui dur, doux, compliqué comme la vie…
Publié par Philippe L à 13.2.26 0 commentaires
Libellés : Essai
12 février 2026
11 février 2026
De l'aboulie
La corde de l'aboulique est lâche, si lâche qu'il ne se pendra pas avec.
Publié par Philippe L à 11.2.26 0 commentaires
Libellés : Essai
7 février 2026
Du goût
On peut dire que le goût est une lecture et pas une opinion, et qu'il y a parfois des erreurs de lectures qu'elles soient du côté du majoritaire ou du minoritaire. On peut aussi dire que le goût c'est choisir.
Publié par Philippe L à 7.2.26 0 commentaires
Libellés : Essai
6 février 2026
Penquée
(n.f.) : Pensée qui penche dangereusement d'un côté.
Publié par Philippe L à 6.2.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
5 février 2026
4 février 2026
Cakme
(n.m.) : Calme de surface grinçant, incapable de museler l'angoisse.
Publié par Philippe L à 4.2.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
3 février 2026
Solitube
(n.f.) : Sentiment d’isolement étroitement canalisé, comme si l'on observait le monde seul depuis l'entrée d'un tunnel.
Publié par Philippe L à 3.2.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
30 janvier 2026
29 janvier 2026
Amblure
(n.f.) : Transformation de la force brute en un geste de distinction. Tour de souplesse où la pensée se délie du muscle.
Publié par Philippe L à 29.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
28 janvier 2026
Journolescence
(n.f.) : Accumulation mécanique de jours produisant un ennui massif et palpable.
Publié par Philippe L à 28.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
26 janvier 2026
Gidifier
(v. tr.) : Ramasser des clichés en leur conférant une forme qui les rend uniques.
Publié par Philippe L à 26.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
24 janvier 2026
Rassasiété
(n. f.) : État de celui qui a tout lu, tout vu, tout goûté, et qui ne trouve plus dans le monde que l’écho de sa propre satiété.
Publié par Philippe L à 24.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
23 janvier 2026
Nargoullier
(v. intr. ou tr. dir.) : Pratique consistant à infliger de menues contrariétés ou des piques verbales sans gravité par pur désœuvrement.
Publié par Philippe L à 23.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
20 janvier 2026
De la marge
On pourrait dire que les marges ne peuvent pas être au centre, car c’est techniquement impossible. Oui, certes, mais ce serait certainement une erreur. L’observateur attentif constatera que les marges, par glissements tectoniques imperceptibles et pression continue, parviennent toujours à expulser un centre qui retombe sous forme de nouvelles marges. Conclusion : le marginal est souvent un centriste qui s’ignore.
Publié par Philippe L à 20.1.26 0 commentaires
Libellés : Essai
19 janvier 2026
Luntonie
(n.f) : Pathologie temporelle survenant le troisième lundi de janvier, mais pouvant se manifester chaque semaine chez les esprits les plus las.
Publié par Philippe L à 19.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
Ontophise
(n.f) : Pratique radicale consistant à se retirer de l'effort d'exister.
Ne rien faire, surtout ne rien faire, rester inactif loin de l'effort d'être, se taire et puis dormir.
Publié par Philippe L à 19.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
18 janvier 2026
Clairisme
(n.m) : Se dit d'une personne ou d'une pensée qui a investi un espace de manière flagrante (« par où t'es entré ») mais dont l'évanouissement reste indétectable, laissant l'observateur dans un état de doute sur la réalité de sa sortie.
Publié par Philippe L à 18.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
Dimanchitude
(n.f) : Mélancolie domestique propre à la fin du septième jour de la semaine.
Publié par Philippe L à 18.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
17 janvier 2026
16 janvier 2026
Omninox
(n.f) : État de résolution parfaite de la matière dans l'obscurité, où la distinction entre l'objet et son ombre est abolie. C'est l'instant précis où le monde cesse d'être une géométrie pour devenir une masse homogène et noire.
Publié par Philippe L à 16.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
Slipade
(n.f) : Épreuve de franchissement vertical sans élan, visant à insérer simultanément les deux membres inférieurs dans les orifices prévus à cet effet d'un sous-vêtement maintenu à bout de bras. Ce rituel pratiqué par les tribus schulmaniennes marque le passage à l'état adulte.
Publié par Philippe L à 16.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
15 janvier 2026
Uranoclépsie
(n.f) : État de mélancolie contemplative consistant à fixer une limite physique (plafond) en prenant conscience de l'érosion irréversible de sa propre durée vitale.
Déprimé par une journée morose je regarde le plafond fixement en me disant que le temps passe et qu’il ne nous est jamais rendu.
Publié par Philippe L à 15.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire
14 janvier 2026
Ulographe
(n.m. ou f.) : Personne qui persiste à produire des signes et des sons dans un espace saturé d'indifférence. Se dit de celui qui écrit comme on pousse un cri nocturne, sans espoir d'écho, mais par nécessité organique.
Publié par Philippe L à 14.1.26 0 commentaires
Libellés : Dictionnaire imaginaire









